Visites aux CHU de Sidi Bel Abbès et d'Oran

  • Visites aux Directeurs Généraux  des 2 CHU

rencontre avec Mme F.Z.Alismail,          Directrice Générale du CHU Sidi Bel Abbès rencontre avec M. le Pr A.Attar,             Directeur Général du CHU Oran


Dimanche 17 septembre 2006 : rencontre avec Mme Alismail, Directrice Générale du CHU Sidi Bel Abbès, en présence du Pr Zouaoui et du Dr Belkacemi, nouveau chef de service du CTS et du laboratoire d'Hématologie du CHU. 
Mme Alismail s’engage à acquérir un automate d'hémostase pour le laboratoire, qui devra assurer le diagnostic et le suivi des hémophiles et des maladies de Willebrand dans le cadre des missions du CTH en collaboration avec les centres hospitaliers d’ Oran et de Tlemcen.

Mardi 19 septembre 2006 :  rencontre avec M. le Pr Attar, Directeur Général du CHU Oran, en présence du Pr Touhami et du Pr Hammadi chef de service du CTS et du Dr Rahal  du laboratoire d’hémostase.
Le Directeur Général s’engage à acquérir pour le laboratoire un module complémentaire d'hémostase qui devra assurer le diagnostic et le suivi des maladies de Willebrand dans le cadre des missions du CRTH en collaboration avec les centres hospitaliers de Sidi Bel Abbès et de Tlemcen.

Au cours de ces 2 réunions, le Dr A.Faradji a remis aux 2 directeurs un don de réactifs permettant  le diagnostic de la maladie de Willebrand ainsi que le diagnostic différentiel avec l'hémophilie .
Ces dons ont pu être offerts grâce à l’aide de la Fédération mondiale des Hémophiles, mais aussi de certains laboratoires pharmaceutiques partenaires de notre jumelage.
  • Visites du laboratoire d'Hémobiologie et du Centre de Transfusion du CHU Sidi Bel Abbès et du CHU Oran

objectifs

Evaluer succinctement, dans le cadre de la mise en place d’un programme de jumelage placé sous les auspices de la Fédération Mondiale de l’Hémophilie (FMH), l’évolution du laboratoire et des structures transfusionnelles depuis la visite de novembre 2005.

constats

  • Centre de Transfusion du CHU Oran :
    •  initiation de travaux d’aménagement conséquents qui permettront un flux optimal des donneurs et des unités de sang collectées. 
    • L’activité de collecte est toujours d’environ 25.000 prélèvements par an . La séparation plasma-concentré globulaire est quasi systématique mais très peu de PFC est utilisé (substitut du FVIII en période de pénurie et un peu en anesthésie-réanimation)
    •  Un programme informatique de suivi des donneurs  a été développé mais les moyens financiers manquent actuellement pour le mettre en place
    • Environ 20% des donneurs sont des donneurs bénévoles, les autres étant familiaux. La volonté d’évoluer vers plus de donneurs strictement bénévoles est claire
    • Le manque d’équipement est toujours aussi évident
    • Le CTS délivre les Médicaments dérivés du sang  notamment le FVIII
En conclusion, même si les pratiques transfusionnelles ont peu évoluées depuis novembre 2005, un plan cohérent de développement des structures transfusionnelles semble bien exister. Avec l’aménagement des locaux actuellement en cours et le programme d’investissement qui semble exister, l’équipe actuelle devrait disposer d’un outil lui permettant de mettre en place des pratiques transfusionnelles satisfaisantes. Le meilleur état financier de l’hôpital permet cependant d’être plus optimiste qu’en 2005 quant à la possibilité réelle de financement.
  • Centre de Transfusion du CHU Sidi Bel Abbès :
    • Un nouveau directeur a été nommé il y a quelques mois 
    • L’activité est  stable : en 2005, 7014 prélèvements ont été réalisés , plus aucune transfusion de « sang complet » n’est  réalisée.
En conclusion, il n’y a pas de réel changement observé dans les pratiques transfusionnelles du CTS. L’élément encourageant est l’arrivée d’une hémobiologiste formée à la transfusion. Les principes d’assurance qualité devront cependant être pris en compte.
Les instructions de l’Agence Nationale du Sang demandant de préparer un maximum de concentrés globulaires sont suivies. La séparation est de plus en plus systématique. L’utilisation de PFC reste cependant très limitée . Comme cette tendance semble générale en Algérie, on peut estimer, sur base de 350.000 dons en 2005 et une consommation de PFC égale à 10% du plasma séparé que rapidement on pourrait disposer d’environ 60.000 litres de plasma actuellement non utilisé.
Si ce plasma était fractionné, il pourrait permettre de produire environ 10 millions d’UI de FVIII, 20 millions d’UI de FIX ou de PPSB, 1.500 kg d’albumine et plus de 200 kg d’immunoglobuline.
Un contrat de travail à façon dans le cadre d’un programme d’autosuffisance permettant de valoriser cette matière première est donc peut-être à envisager.

Les recommandations sont donc toujours les suivantes :
  • Développer l’assurance qualité et notamment mettre en place des procédures opératoires standardisée approuvées par l’Agence Nationale du Sang  dans l’ensemble des activités transfusionnelles couvertes
  • Mettre en place un système de validation et d’accréditation des laboratoires en charge de la qualification du don notamment de la sérologie
  • Revoir les pratiques d’immunohématologie (typage et compatibilté).